Comme on l'a vu dans le papier précédent (ici), Lionel Messi a été le formidable leader d'une Argentine finaliste -voire davantage- de la Coupe du monde. Mais le Parisien, s'il a pu compter sur l'apport d'un Julian Alvarez diablement efficace, d'un Nicolas Otamendi retrouvé, ou encore des schémas adaptatifs de Lionel Scaloni, bénéficie également d'un soutien de poids dans tous les sens du terme.
En effet, si il suscite l'admiration de des partenaires, le numĂ©ro 30 du PSG est mĂȘme âsurprotĂ©gĂ©â par deux d'entre-eux, Leandro Paredes et Rodrigo De Paul. Il est vrai que depuis son intronisation dans le onze de dĂ©part argentin depuis la derniĂšre Copa America, le Colchonero est toujours collĂ© aux basques du septuple Ballon d'Or, prĂȘt Ă intervenir en cas d'Ă©chauffourĂ©e ou autres.
En ce qui concerne le pensionnaire de la Juventus Turin, le cas est encore plus profond. Formant un trio avec Angel Di Maria et la âPulgaâ lorsqu'ils Ă©voluaient encore Ă Paris, L'Equipe a rĂ©cemment dĂ©voilĂ© que ses relations avec une grande partie du vestiaire parisien Ă©taient trĂšs fraiches. Exemple concret : Achraf Hakimi dĂ©plorait qu'il ne recevait pas de ballons de Messi quand il dĂ©boulait sur son cĂŽtĂ© droit, attitude qui ne plaisait pas du tout Ă Paredes qui le faisait savoir au Marocain. D'ailleurs, si Messi lui-mĂȘme ne rĂ©agissait pas, prĂ©fĂ©rant Ă©viter les conflits, Sergio Ramos prenait partie en faveur de son ancien partenaire au Real.
Et les rancunes sont tenaces. Alors que l'Espagnol et l'Argentin en sont presque venus aux mains lors du Paris SG-Juventus Turin de septembre dernier en Ligue des Champions, celui qui est rĂ©putĂ© pour son jeu âdirtyâ (demandez au banc nĂ©erlandais) avait Ă©galement dĂ©clarĂ© cet automne qu'il n'avait eu aucune relation avec Kylian MbappĂ© lors de son passage dans le club de la capitale entre 2019 et 2022 (et auquel il appartient toujours). De quoi ajouter un peu plus de piment Ă la Finale Argentine-France de ce dimanche.