Fabian Ruiz face Ă la France
LâEspagne se qualifie en finale de Coupe du monde pour la 2e fois de leur histoire. Les coĂ©quipiers de Fabian Ruiz ont surclassĂ© une Ă©quipe de France sans ambition ni crĂ©ation.
Entendre « OlĂ© ! » des Espagnols Ă chaque passe n’a pas Ă©tĂ© surprenant, et a mĂȘme Ă©tĂ© justifiĂ© au vu de la demi-finale livrĂ©e hier par les Français. Dans un match oĂč lâEspagne annonce la couleur dĂšs les premiers instants, couplĂ© avec des choix tactiques laissant Ă dĂ©sirer cĂŽtĂ© Français, lâEquipe de France et son sĂ©lectionneur, Didier Deschamps, se sont Ă©croulĂ©s.
PrĂ©fĂ©rer aligner un AurĂ©lien TchouamĂ©ni, pourtant diminuĂ© aprĂšs les deux matchs prĂ©cĂ©dents, plutĂŽt quâun Warren ZaĂŻre-Emery ou un Manu KonĂ©, maintenir Jules KoundĂ© malgrĂ© des prestations systĂ©matiquement en dessous de la moyenne durant ce Mondial, puis choisir de sortir Adrien Rabiot plutĂŽt quâun TchouamĂ©ni⊠totalement fantomatique. Autant de dĂ©cisions qui ont contribuĂ© Ă faire de ce match un vĂ©ritable fiasco, terni par lâimage dâun Didier Deschamps, une fois de plus, un brin trop tĂȘtu.
Warren, le grand oublié
DĂšs les premiĂšres minutes du mondial, un joueur Ă©tait en dessous de tout… Jules KoundĂ©. ZaĂŻre-Emery, et ses 20 maigres minutes disputĂ©es dans ce mondial, Ă dĂ©faut de ne pas jouer milieu de terrain, aurait pu faire part de son talent et de sa polyvalence en latĂ©ral droit, lui qui a Ă©tĂ© l’un des joueurs les plus utilisĂ©s par Luis Enrique lors de ces deux derniĂšres annĂ©es, rĂ©compensĂ©es Ă chaque fois dâune Ligue des champions.
Face Ă une Espagne percutante, et un Lamine Yamal dĂ©bordant, la France concĂšde un penalty dĂšs la 22e minute de jeu, transformĂ© par le sĂ©rial buteur Mikel Oyarzabal, et voit dĂ©jĂ l’Espagne passer devant (1-0). Puis, les Bleus de Didier Deschamps ont choisi de jouer la conservation. MalgrĂ© le quatuor offensif, peu dâoccasions ont vu le jour cĂŽtĂ© Français.
Ce fut Ă©galement une soirĂ©e dĂ©cevante pour le Ballon d’Or en titre, Ousmane DembĂ©lĂ©. LessivĂ© par deux saisons Ă©prouvantes sous les couleurs du Paris Saint-Germain, l’ailier français est apparu loin de son meilleur niveau. Une mĂ©forme qui n’a d’ailleurs pas Ă©tĂ© un cas isolĂ© : plusieurs Parisiens ont semblĂ© accuser le coup durant cette Coupe du monde, Ă commencer par Vitinha, lui aussi bien en deçà de ses standards.
L’Espagne en dĂ©monstration
Quant Ă lui, lâhomologue de Didier Deschamps, Luis de la Fuente, a fait une gestion de match impeccable. LâintensitĂ© de son match est venue progressivement. Avec des joueurs comme Pedri mis sur le banc au profit de joueurs quâil estime, lui, plus adaptĂ©, comme il lâa lui-mĂȘme dĂ©clarĂ©.
« Pedri ne peut pas jouer comme il le fait pour le Barça, parce que nous jouons diffĂ©remment. Nous avons des similitudes, mais ce nâest pas la mĂȘme chose. Nous nâavons pas non plus les mĂȘmes joueurs. »
Fabian Ruiz  nâa pas connu le mĂȘme sort que son compĂšre en club, Warren ZaĂŻre-Emery. Il a Ă©tĂ© lâun des meilleurs espagnols sur le terrain. Illustrant donc parfaitement les propos de Unai Simon Ă son encontre, lorsquâun journaliste faisait lâĂ©loge de Pedri :
« Et Fabian !!?? Il a quand mĂȘme gagnĂ© deux Ligues des champions Ă la suite ! »
Proposant dans un premier temps un jeu assez nuancĂ©, Luis de la Fuente a peu Ă peu dĂ©viĂ© sur un mode de jeu plus offensif, avec davantage dâoccasion créées.
Un désastre offensif
Et Ă la 58e minute de jeu, sur une offrande de Dani Olmo, Pedro Porro sâavance face Ă Mike Maignan, pour venir enfoncer le clou, et frappe dâune telle maniĂšre que le gardien français ne parvient pas Ă la stopper (2-0). MalgrĂ© cet avantage, Luis de la Fuente Ă©met ses cinq changements en 10 minutes afin dâapporter un peu de sang neuf Ă la Roja, dont  quatre dâentre eux Ă©taient des profils offensifs.
AprĂšs ses cinq changements, la dĂ©bĂącle continue, les Français ne proposent presque plus rien, et semblent regarder les espagnols faire la passe Ă 10, Ă lâimage des « OlĂ© ! OlĂ© ! » entendu en tribunes.
« Si on est objectif, on n’a pas mis tous les ingrĂ©dients pour aller en finale. » dĂ©clarait le Capitaine français, Kylian MbappĂ©, aprĂšs la dĂ©faite.
La France qui Ă©tait lâĂ©quipe favorite sur le papier, avec des grands noms dans son effectif, sâest heurtĂ© Ă une Ă©quipe aux joueurs « simples », sans grosse individualitĂ© Ă chaque postes. Un football Ă lâimage de « Lucho », qui privilĂ©gie le jeu collectif aux individualitĂ©s.
Cette dynamique s’est vue sur le match, en contraste avec le manque de combinaisons, de communication, de cohĂ©sion, et de propositions cĂŽtĂ© français.
MalgrĂ© notre dĂ©ception, il faut fĂ©liciter notre Parisien Fabian Ruiz qui a Ă©tĂ© l’un des meilleurs espagnols ce soir et qui jouera donc la finale de la Coupe du monde. đŽđ” pic.twitter.com/ZFsn3NusHi
â Le Meilleur du PSG (@LMDPSG) July 14, 2026