Khvicha Kvaratskhelia VS Nantes
Pendant sept mois, on a attendu le vrai Khvicha Kvaratskhelia. Celui qui est arrivé à l’hiver 2025 dans la capitale, celui qui faisait lever les foules, celui qui élimine et qui décide. Il est revenu le 11 mars 2026, à la 62e minute d’un PSG-Chelsea qui basculait dans tous les sens. Depuis, il n’est plus reparti. À cinq jours de la demi-finale aller de Ligue des Champions contre le Bayern Munich, le Géorgien est l’homme en forme du PSG. Le plus dangereux. Le plus décisif.
Le constat était là, froid. Entre août 2025 et février 2026, Khvicha Kvaratskhelia avait inscrit trois buts en seize matchs de Ligue 1. C’est un chiffre. Il dit quelque chose.
Kvara en début de saison 2025-2026 : les chiffres d’un joueur sous tension
Son corps accusait le coup. Seul attaquant parisien à enchaîner les rencontres sans vraie coupure depuis son arrivée au club, la fatigue finissait par s’imprimer dans le jeu. En septembre 2025, une douleur au mollet gauche contractée contre Lens l’avait contraint à quitter le terrain à la 30e minute. Un retour rapide, mais une mécanique qui ne tournait plus à plein régime.
Les critiques arrivaient alors logiquement. Trois buts en seize matchs de Ligue 1, contre trois buts en six matchs de Ligue des Champions. Le déséquilibre parlait de lui-même. Sixième au pressing parmi les attaquants parisiens en C1, dernier but en championnat remontant à fin octobre 2025 : le procès en sélectivité était ouvert. Luis Enrique ne bougeait pas. Le coach espagnol continuait de titulariser Kvara dans chaque rendez-vous qui comptait, convaincu que le niveau finirait par revenir. Il avait raison.

Kvara depuis les huitièmes de finale : record historique et état de grâce
Chelsea a tout changé. Entré en jeu à la 62e minute d’un PSG-Chelsea (5-2) encore sous tension à 2-2, Kvaratskhelia a délivré une passe décisive sur le but de Vitinha, enroulé un missile dans le petit filet à la 86e puis conclu d’un plat du pied à la 90e+4. Deux buts, une passe décisive, trente minutes sur le terrain. Au retour à Stamford Bridge, il remettait ça dès la 6e minute sur une bévue de Sarr. Sur les deux confrontations, le PSG inscrivait huit buts contre un adversaire non-français en Ligue des Champions, du jamais-vu dans l’histoire du club.
Chelsea avait révélé quelque chose. Liverpool allait le confirmer.
Face aux Reds le 8 avril 2026, en quart de finale aller, Kvaratskhelia a surgi pour marquer le deuxième but parisien dans un match qui lui résistait depuis près de cinquante minutes. Un appel tranchant, une protection de balle impeccable, une conclusion froide. Homme du match pour la troisième fois consécutive en Ligue des Champions. Et un record : premier joueur de l’histoire du PSG à marquer lors de quatre matchs consécutifs en phase à élimination directe de la compétition.
Liverpool avait confirmé. Nantes allait enfoncer le clou.
Mercredi 22 avril en Ligue 1, un penalty à la 13e minute, puis un chef-d’œuvre à la 50e. Lancé par Dembélé, Kvara élimine trois défenseurs sur un double contact dévastateur avant de conclure d’un plat du pied face à Lopes. La barre s’est opposée au triplé à la 61e. « Il s’est trompé, il a pensé que c’était la Champions League, non ? Pour moi, Kvara a été tout au long de l’année un joueur de très haut niveau », lâchait Luis Enrique en conférence de presse.

Depuis le 25 février 2026 : 8 buts et 3 passes décisives en 9 matchs. Sur la saison, 13 buts et 8 passes décisives en 39 matchs, dont 8 réalisations et 5 passes décisives en 13 matchs de Ligue des Champions, soit une action décisive toutes les 66 minutes en Europe. En zone mixte après Nantes, Kvaratskhelia avait dit : « Je me sens très bien. » Rien d’autre n’était nécessaire. Un retour en forme au meilleur des moments pour lui et son club.
Le Bayern Munich arrive au Parc des Princes le 29 avril 2026.