La joie des Parisiens après cette nouvelle grande soirée européenne
D’abord étincelant, avant de devoir résister à la tempête mancunienne, le Paris Saint-Germain s’est brillamment imposé sur la pelouse de Manchester City au terme d’un match époustouflant (2-4, J2 de LDC).
Que le Paris SG est beau quand il revêt ses plus beaux habits de lumière. Un peu poussif en Championnat malgré une belle série de victoires, le double-champion d’Europe en titre ne montre jamais un aussi beau visage que lorsqu’une affiche de gala pointe le bout de son pli.
Dans un Etihad Stadium chauffé à blanc, porté par la volonté de faire bloc derrière un club bousculé par les affaires extra-sportives et la douce saveur d’une invincibilité en Premier League (6 succès en 6 journées, record de 2023 égalé), le PSG se présentait au complet, si ce n’est l’absence sur blessure de Senny Mayulu. Et pourtant, Luis Enrique faisait deux vrais choix en mettant sur le banc Joao Neves et Khvicha Kvaratskehlia, au profit de Warren Zaïre-Emery et Maghnes Akliouche. En face, Enzo Maresca disposait lui aussi de toutes ses forces vives.
Comment l’expliquer ? Même dans un rêve, il n’aurait pas été permis d’espérer un tel premier acte de la part des Rouge et Bleu. Mieux encore, la rencontre était pliée (ou presque) au bout de 31 minutes de jeu. Contre-pressing absolument étouffant, combinaisons de grande classe et transitions chirurgicales, le PSG a fait du PSG : c’est-à-dire l’apogée du football moderne qui a porté l’équipe francilienne sur le plus haut sommet européen depuis deux ans.
Dans les faits cela donna une sublime ouverture du score de Désiré Doué qui, à la conclusion d’un fantastique mouvement sur attaque rapide, trouva le côté fermé d’un Gianluigi Donnarumma manquant peut-être un peu d’envergure pour l’occasion (13e, 0-1). Même pas 120 secondes après, le break était acté. À l’origine du décalage vers Doué, Ousmane Dembélé fut à la conclusion du centre du Golden Boy. Comme à la parade (15e, 0-2). Et après une belle horizontale de l’ancien portier parisien sur une tentative de Vitinha (29e) et une tête d’Achraf Hakimi sur le poteau (31e), le milieu portugais trouva lui aussi la faille. Bénéficiant d’une déviation en talonnade de Zaïre-Emery, le chef d’orchestre portugais, qui a retrouvé son meilleur niveau ce soir, reprit sans contrôle (32e, 0-3).
Mais comme Lucho l’a bien expliqué en zone mixte après la rencontre, il n’est jamais trop bon de mener autant à la pause d’un match, car c’est une situation propice à la déconcentration. Et cela pardonne encore moins quand l’adversaire en face se nomme Manchester City. Notamment portés par un Ayyoub Bouaddi de gala après son entrée à la mi-temps, les Skyblues ont tout tenté dans l’espoir d’une folle Remontada. Constamment au bord de la rupture durant ce premier quart d’heure de la seconde mi-temps (Enzo 49e, Ndiaye 52e), les Parisiens finirent par craquer quand l’ancien marseillais trouva la tête de l’inévitable Erling Haaland (52e, 1-3).
Mais toujours autant chirurgical, le club de la capitale fit mouche sur sa toute première opportunité du second acte : réceptionnant une passe de Dembélé à l’entrée de la surface, Maghnes Akliouche se retourna et envoya une frappe enroulée dans la lucarne. Pourtant auteur d’une superbe envolée, Donnarumma n’eut pas la main assez ferme, facilitant ainsi la 4e réalisation parisienne (62e, 2-4). La 2e en 2 matchs pour l’ancien monégasque.
Climatisés mais pas abattus, les Cityzens ont repris leur marche en avant. Mais Nuno Mendes en sauvant sur sa ligne une tête de Gvardiol (70e) ; les montants pour repousser un puissant tir d’Enzo Fernandez (70e) puis une nouvelle tête d’Haaland (73e) ; et, pour finir, un arrêt ahurissant de Safonov sur sa ligne (83e) ; ont tour à tour dégoûté d’infortunés locaux. Entre-temps, le géant norvégien avait une nouvelle fois réduit l’écart, à la finition d’un très joli mouvement collectif et un centre en retrait de Bouaddi (74e, 2-4).
Le penalty extrêmement mal tiré de Ferran Torres (89e) après son entrée n’aura qu’anecdotique, la sortie « sur une jambe » de Warren Zaïre-Emery un peu moins ; mais l’essentiel a été assuré avec cette grande victoire européenne (sur le même score que LE FAMEUX match de janvier 2025) qui permet de consolider la première place de la Phase de la Ligue. Et ça tombe bien, puisque la prochaine sortie continentale se disputera mardi prochain au Parc des Princes contre le dauphin au classement : le FC Barcelone ! Avant ce nouveau choc, Paris se déplacera à La Meinau y affronter Strasbourg, samedi à 17h15 (J7 de Ligue 1).