Les Parisiens savourent après City
Après sa victoire de prestige sur la pelouse de Manchester City (4-2), ce mercredi soir en Ligue des champions, le Paris Saint-Germain pouvait avoir le sourire. Entre la fierté de Vitinha, l’humour d’Ousmane Dembélé et la lucidité de Luis Enrique, les Parisiens sont revenus sur une rencontre spectaculaire à l’Etihad Stadium.
Dembélé répond aux critiques avec humour
Buteur dès la 15e minute, Ousmane Dembélé a retrouvé son efficacité dans un rendez-vous important. Interrogé au micro de Canal+ sur les doutes qui entouraient le PSG et ses propres performances, l’international français n’a pas vraiment cherché à prendre sa revanche.
« On s’en fout complètement que les gens aient douté de nous », a-t-il lancé, préférant rappeler que la saison ne faisait que commencer et que l’essentiel était de rester concentré sur les objectifs du club.
L’attaquant parisien a également reconnu que son équipe avait connu une seconde période plus compliquée, après avoir pourtant rejoint les vestiaires avec trois buts d’avance.
Mais c’est surtout son humour qui a retenu l’attention. Questionné sur les critiques dont il fait régulièrement l’objet, Dembélé a préféré plaisanter sur sa récente période de repos.
« D’ailleurs, je vais peut-être demander d’autres vacances », a-t-il répondu avec le sourire, avant de rappeler qu’il était habitué aux critiques depuis de nombreuses années.
De quoi conclure une soirée réussie, aussi bien sur le terrain que devant les micros.
Vitinha, entre fierté et lucidité
Élu homme du match après une prestation remarquable, Vitinha n’a pas caché sa satisfaction. Auteur du troisième but parisien, le milieu portugais a surtout insisté sur le niveau affiché par son équipe durant les 45 premières minutes.
« Ce qu’on a fait en première, c’est exceptionnel », a-t-il reconnu au micro de Canal+.
Conscient que Manchester City avait considérablement haussé le ton après la pause, le numéro 17 a également souligné l’importance de la solidarité entre les joueurs pour préserver ce succès.
Pour le Portugais, difficile d’espérer dominer une équipe de ce calibre pendant toute une rencontre. Mais cette victoire, acquise dans un stade aussi compliqué que l’Etihad, reste un signal encourageant pour la suite.
« On montre qu’on est une vraie équipe, ça me remplit le cœur », a-t-il confié.
Une déclaration qui résume bien l’état d’esprit du milieu parisien, fier de la performance collective malgré les difficultés rencontrées en seconde période.
Luis Enrique refuse de s’enflammer
Du côté de Luis Enrique, la satisfaction était forcément présente, mais l’entraîneur parisien n’a pas manqué de revenir sur les deux visages affichés par son équipe.
S’il a apprécié la maîtrise et l’efficacité de ses joueurs en première période, le technicien espagnol a beaucoup moins goûté au relâchement observé après la pause.
Avec trois buts d’avance à la mi-temps, Paris semblait avoir fait le plus dur. Pourtant, le doublé d’Erling Haaland a rappelé à quel point un match de Ligue des champions pouvait rapidement basculer.
Luis Enrique a d’ailleurs reconnu que Manchester City aurait pu inscrire davantage de buts durant le second acte. Une manière de rappeler que tout n’a pas été parfait, malgré le résultat.
Interrogé sur la prestation d’Ousmane Dembélé, l’Asturien a également pris la défense de son attaquant, estimant que les critiques à son égard étaient injustifiées.
Pour l’entraîneur du PSG, pas question toutefois de tirer de grandes conclusions dès le mois d’octobre. L’objectif reste de faire progresser son équipe pour répondre présent dans les moments décisifs de la saison.
Une victoire qui confirme les ambitions parisiennes
Avec ce deuxième succès en autant de rencontres dans cette campagne européenne, le Paris Saint-Germain poursuit son parcours sans faute en Ligue des champions.
Si les Parisiens ont montré quelques signes de fébrilité après la pause, leur première période a rappelé toute la qualité offensive de cette équipe. De Désiré Doué à Vitinha, en passant par Ousmane Dembélé et Maghnes Akliouche, les hommes de Luis Enrique ont su faire la différence dans un rendez-vous particulièrement attendu.
Une victoire de prestige, certes, mais aussi quelques enseignements à retenir pour la suite. Car si Paris a impressionné pendant 45 minutes, il lui faudra désormais parvenir à maintenir ce niveau d’exigence sur l’ensemble d’une rencontre