Encore titulaire à gauche, Warren Zaïre-Emery n'a rien pu faire pour empêcher la défaite du PSG
Battu par l’AS Monaco au Parc des Princes (1-2, J3 de Ligue 1), le Paris Saint-Germain n’a toujours pas gagné cette saison en Championnat et se retrouve même à 7 points de son adversaire du soir.
De la panique non, de l’inquiétude oui. Sauvé in-extremis à Rennes puis à Lille, Paris a cette fois sombré à domicile face à l’AS Monaco, ne comptabilisant ainsi que 2 pts en 3 journées. Si on y ajoute le Trophée des Champions contre Lens, ça fait désormais 4 matchs consécutifs sans victoire.
Pourtant, Luis Enrique avait décidé d’aligner un onze de gala où seuls Nuno Mendes (suspendu, remplacé par Warren Zaïre-Emery) et Ousmane Dembélé (sur le banc, remplacé par Maghnes Akliouche) manquaient à l’appel. Et à la suite d’un avant-match festif avec la présentation des recrues, l’annonce des différentes prolongations et la présentation de la Supercoupe d’Europe, les retrouvailles avec le Parc démarraient bien. En effet, malgré le gros pressing monégasque, les Rouge et Bleu piquaient en transitions, voyant ainsi Désiré Doué (7e) puis Khvicha Kvaratskhelia (10e) se procurer les deux premières (grosses) occasions.
Sous les yeux de Ciryl Gane et quelques autres combattants français à la veille de l’UFC Paris, le club de la capitale finit par ouvrir le score à la demi-heure de jeu, quand Kvara vit son centre tendu reprit par la poitrine d’un Marquinhos placé aux avant-postes (31e, 1-0) et une nouvelle fois buteur après son « buzzer-beater » dans le Nord la semaine dernière. Pas rassasié, les Rouge et Bleu continuèrent de pilonner la cage princière. Mais ni la puissante frappe de 25m de Kvara (35e), ni l’enveloppé manquant de puissance de Fabian Ruiz (36e) parvinrent à tromper la vigilance de Hradecky.
Étincelant au Vélodrome il y a 5 jours, Paris Brunner montra la voie à suivre à ses coéquipiers pour le second acte, s’amenant le ballon en solo avant d’échouer de peu à attraper le cadre (45e+1). Car oui, après une première mi-temps où il aura été largement dominateur et -surtout- bien plus hermétique qu’au mois d’août, le PSG va peu à peu commencer à se déliter…
Malgré quelques nouvelles banderilles en attaque (aile de pigeon d’Akliouche à la 53e, frappe flottante d’Hakimi à la 64e), les nôtres ont en effet subi la maestria, où devrais-je dire la puissance, des hommes de Filipe Luis et du duo régnant au milieu Zakaria-Camara. À l’issue d’un cafouillage dans la surface francilienne, Teze déposa d’abord astucieusement le cuir sur la tête de Nazinho pour l’égalisation (58e, 1-1). Dans un excès d’individualisme, Idumbo oublia Golovin et n’enveloppa pas suffisamment son tir pour tromper Safonov (65e). Pas rancunier, le Russe servit le Belge quelques minutes plus tard d’une sublime passe à contre-temps, permettant au natif de Melun de fixer Marquinhos puis fusiller Safonov au premier poteau (72e, 1-2).
Les entrées remuantes de Mika Godts et surtout Dembélé ont bien failli accoucher d’un nouveau basculement in-extremis. Mais le drapeau du hors-jeu (but annulé à Ferran sur une remise de la tête, 84e) et la main opposée de Hradecky (sur une superbe frappe enroulée lucarne opposée, 90e+3) ont empêché le Ballon d’Or en titre d’endosser à son tour le rôle de sauveur.
Avec seulement 2 unités au compteur après 3 journées, le Paris SG pointe provisoirement à une petite 12e place au classement. À l’inverse, l’ASM est le leader incontestable de l’hexagone avec 9 pts sur 9 possibles et ne pourra d’ailleurs pas être rejoint d’ici la fin du week-end. Le club de la Principauté qui devient également la seule équipe sous QSI (depuis 2011) à battre le PSG trois fois de rang en Championnat. À charge au double-champion d’Europe en titre de vite se remettre la tête à l’endroit, avec la réception du Slovan Bratislava mercredi soir. Une scène européenne qui on l’espère redonnera des couleurs aux Rouge et Bleu.