Vincent Kompany suspendu de banc au Parc des Princes
Vincent Kompany ne sera pas sur le banc mardi soir au Parc des Princes. Suspendu pour le match aller de la demi-finale entre le PSG et le Bayern, l’entraîneur bavarois devra regarder la rencontre de loin, lui qui aime tout contrôler.
L’ancien international belge, averti lors du quart de finale retour face au Real Madrid, paie son troisième carton jaune européen de la saison. En vertu du règlement de l’UEFA, cela entraîne une suspension automatique pour ce rendez-vous. Et cette fois, pas question d’arrangements ni de souplesse de circonstance : le cadre est strict, presque carcéral.
Une certitude très Kompany
Selon le règlement, Kompany pourra bien voyager avec le groupe, mais il devra être séparé des joueurs dès son arrivée au Parc des Princes, sans accès au vestiaire ni au tunnel. Il pourra effectuer ses obligations médiatiques, à condition de rester coupé de l’équipe. Pendant le match, il suivra la partie depuis une loge privée, sous la surveillance d’un officiel de l’UEFA.
Pour un entraîneur réputé pour sa minutie, l’interdiction a tout d’un supplice. Kompany prépare ses matches dans le détail, s’implique dans chaque séquence, chaque ajustement, chaque bascule tactique. Le priver de la zone technique, c’est lui retirer son terrain naturel au moment où le Bayern a justement besoin d’un chef d’orchestre parfaitement branché pour l’une des rencontres les plus importantes de la saison.
Un remplaçant déjà trouvé
Le paradoxe est cruel : il fera le déplacement, verra ses joueurs de près, mais ne pourra ni les rejoindre, ni leur parler librement ni intervenir comme il l’entend. Même le téléphone portable serait proscrit, selon le cadre rappelé par la presse, l’UEFA ayant déjà montré par le passé qu’elle ne plaisante pas avec ce type d’entorse.
C’est Aaron Danks qui prendra place sur le banc du Bayern pour ce PSG-Bayern, dans un rôle d’intérim très exposé mais loin d’être improvisé. Spécialiste des coups de pied arrêtés et homme de confiance du staff bavarois, il fait partie du premier cercle de Kompany, déjà présent à ses côtés à Anderlecht et Burnley.
Reste une certitude : au Parc, Kompany sera partout sauf là où il voudrait être. Ni sur la ligne, ni dans le vestiaire, ni dans le tumulte du banc. Juste dans ce sas étrange où un entraîneur continue de penser le match, sans pouvoir l’influencer.