ILS NÂAVAIENT pas envie de sÂĂ©tendre sur le scĂ©nario de cette rencontre. Un Ă un, les Parisiens sont sortis du vestiaire et ont dÂabord prĂ©fĂ©rĂ© garder le silence. Sans doute ont-ils craint de tenir des propos quÂils regretteraient.HĂ©sitant Ă venir sÂexprimer, GrĂ©gory Bourillon a finalement acceptĂ© lÂinvitation.
Et le milieu nÂa pas mĂąchĂ© ses mots : « Franchement, on nÂest pas aidĂ©s par lÂarbitrage. JusquÂĂ notre but, il nÂy avait pas de problĂšme, mais dĂšs quÂon a marquĂ©, lÂarbitre nÂa plus sifflĂ© une faute en notre faveur. Il ne sifflait plus que contre nous. Dans le vestiaire, on sÂest posĂ© pas mal de questions. CÂest sĂ»r que les dĂ©clarations des Toulousains cette semaine ne nous ont pas aidĂ©s. AprĂšs ce quÂon a vu ce soir (hier soir), que les autres arrĂȘtent de se plaindre. Car Paris nÂest vraiment pas aidĂ©. »
ĂŹ cĂŽtĂ© du bus, Sylvain Armand et Bernard Mendy ruminent leur amertume. LÂarbitrage, le but de Fofana et le comportement dÂAlain Casanova, lÂadjoint dÂðlie Baup, (lire par ailleurs) sont au coeur des dĂ©bats. « Tu tÂaperçois que quand une Ă©quipe sÂapprĂȘte Ă jouer Paris, tout le monde se ligue contre le PSG, peste Armand. Cette semaine, il y a eu Antonetti (entraĂźneur de Nice), puis Dieuze (milieu de Toulouse). De toute façon, il y a toujours quelquÂun pour dire quÂon est avantagĂ©s. Mais est-ce que quelquÂun trouve anormal quÂĂ partir du moment oĂč on est menĂ©s, lÂarbitre ne siffle plus pour nous ? Si toutes les Ă©quipes agissent ainsi avant un match contre Paris et que ça donne le mĂȘme rĂ©sultat, ça va devenir un sĂ©rieux handicap. ĂĄa ne peut pas continuer comme ça. »
ðnervĂ©s, les Parisiens reparleront sans doute encore quelques jours de cette fin de match, probablement un peu moins de la fin de la premiĂšre pĂ©riode, lorsque M. Fautrel ne sanctionna pas un geste litigieux de Camara sur MansarĂ© dans la surface du PSG. Surtout, ils ne comprennent pas les dĂ©clarations tumultueuses des Toulousains les jours prĂ©cĂ©dant la rencontre. « Si ça peut aider, on va faire pareil contre Saint-ðtienne », prĂ©vient Bourillon. Paul Le Guen nÂest pas adepte dÂune telle mĂ©thode. Hier, il avouait que cÂĂ©tait « rageant et frustrant » de perdre deux points. Il dĂ©plorait aussi les blessures de Mendy et Sakho :« On devient juste en effectif. »Mais il insistait : « On va sÂaccrocher, passer au delĂ cette dĂ©ception et rebondir.